Lundi 23 novembre 2009
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09:00
Parasites, Ryû Murakami
Uehara vit avec un secret. Petit, il a vu un grand ver gris sortir du nez de son grand-père agonisant et glisser jusqu'à son œil pour y entrer. Depuis Uehara vit en reclus, ne parle plus et ne
supporte plus personne. Mais le ver vit en lui, il le sait et il cherche désespérément quelqu'un pour le libérer de ce poids. L'écoute, il la trouvera sur Internet. C'est là, dans la réponse
qu'il reçoit, après avoir laissé un message sur un forum, qu'il comprend le sens qu'il doit donner à sa vie : "Les êtres humains dont le corps a été choisi pour abriter le ver ont reçu de
Dieu le droit de tuer, de massacrer ou de se suicider."
Murakami nous parle du non sens de l'existence. De l'inutilité de la vie. Il remet en question toute l'organisation de la société : metro - boulot - dodo. Mais pour aller où ? Et pour quoi faire
? Il nous décrit l'enfermement, la violence contenue, l'étouffement... avec une exactitude déconcertante. Il fait évoluer son personnage doucement, le mène inexorablement vers l'apogée de la
violence (le meurtre). Pour ensuite simplement redécouvrir la vie, les sensations tranquilles d'être là tout simplement.
Par Céline&Cora
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Publié dans : Confitures culturelles
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